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Focus ingrédient : Actif cosmétique : Poudre de yaourt – Testeuse MCP

J’ai eu la chance de tester la poudre de yaourt MaCosmetoPerso. C’est un actif que j’ai adoré dès la 1e utilisation, je me devais de vous le présenter dans les règles de l’art!

poudre-yaourt-100

Déjà, je vous laisse lire ce qu’en dit MCP :

La poudre de yaourt est une excellente source de protéines, calcium et vitamine B12. Elle est un élément de choix pour être ajoutée aux bains et produits pour le bain ou les soins capillaires. Elle hydrate les cheveux, les fortifie et apporte volume et brillance. La poudre de yaourt est parfaite pour les masques et les soins exfoliants car elle contient des AHA naturels doux.

Donc ça, c’est le petit topo MCP. En déployant mes recherches ailleurs, j’ai trouvé d’autres propriétés pour le même INCI, la poudre de yaourt serait aussi :
Nourrissante
Raffermissante
Lissante 
Régénérante
Conditionneur (démêle les cheveux et rend la peau douce)
Apaisante
Synergiste de mousse (augmente volume et densité)
Astringent

Sacrée liste hein?

La poudre de yaourt se présente sous la forme d’une poudre très douce, blanc crémeux/cassé. Le pH est assez acide (4.6 dans une solution à 10% ici). La poudre s’agglomère assez rapidement (comme la poudre de soie, les poudres de fruits, la phytokératine…), j’ai mis mon 2e pot au frais pour voir si ça changeait quelque chose.
Elle s’incorpore en phase aqueuse avec une bonne viscosité. En pourcentage élevé, ou dans un système liquide ou peu visqueux, il vaut mieux ajouter une gomme pour éviter la précipitation.

La liste des utilisations est tout aussi polyvalente. (cette liste est un mélange entre es différente info fournisseurs, et mes expériences)
Dans les crèmes, les lotions etc : 0.5 à 1%
Dans les masques visage : 1 à 10%
Dans les produits rinçables : 1 à 10%
Dans les savons (SAF et M&P) : 5%
Dans les laits de bain : 1 à 90%

Je dirais qu’au-delà de 2% dans un produit non rincé, elle sera plus adaptée aux peaux et cheveux assez secs. Mais personnellement, je l’ai utilisée pour tous types de peaux et cheveux, à 1%, avec beaucoup de satisfaction.

Dans les crèmes, elle nourrit avec 0 effet gras, elle donne du moelleux, du crémeux, de la douceur, j’adooooore!

Dans les masques, le même crémeux, les AHA naturels exfolient tout en douceur, et le côté apaisant fait qu’elle est adaptée même aux peaux sensibles. Elle fait partie de mes ingrédients chouchou pour les masques depuis que je l’ai essayée!

Je l’ai ajoutée à plusieurs shampooings solides, ici encore avec beaucoup de satisfaction. Le shampooing était encore plus doux qu’il ne l’est habituellement, le crémeux se fait ressentir, et en effet, on peut voir l’effet légèrement conditionneur, même  1%. Les cheveux sont légers, doux, ont du volume.

Dans les lotions etc, elle les adoucit et les enrichit avec bonheur pour les peaux sensibles ou sèches (ou les autres d’ailleurs).

Les tests savons M&P, laits de bain sont prévus. (pour les tests SAF, je ne vous serai d’aucune utilité en revanche)

Liste des recettes publiées avec cet ingrédient :

Crème corps Fresh, soft & relaxed (relaxante et rafraichissante)
Masque bonne mine & purifiant

D’autres recettes sont en cours de test, si j’en suis satisfaite à 150%, vous les trouverez ici également 🙂


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Focus ingrédient – (Co-)émulsifiant : le Polyglycéryl oléate

Comme je vous le disais ici, j’ai des projets plein la tête en ce moment…
L’un d’entre eux était d’explorer certains ingrédients. Pas comme d’habitude dans des formulations mais plutôt comme le test sur la Mousse de sucre en foamer.

Et plutôt que d’explorer des actifs, il s’agira plutôt dans cette nouvelle rubrique d’étoffer votre boîte à outils cosmétiques, pour tirer parti au mieux de vos ingrédients. Ces articles étofferont la fiche sur la formulation que je vous avais promis l’an dernier et me suis aperçue avec effroi que j’en avais écrit les 3/4, mais ne l’avais jamais publiée! Le peaufinage est en cours 😉 Ce sera aussi une rubrique évolutive, je compléterai les fiches par de nouveaux tests directement en formulation.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un ingrédient que je découvre à peine mais qui pour le moment est très prometteur : le polyglycéryl oléate. C’est chez Caly que j’ai découvert cet ingrédient. Son article m’avait déjà donné bien envie de le tester, c’est la fiche ingrédient qui a fini de me conquérir…

Pour les non-anglophones, il s’agit d’un émulsifiant utilisable à chaud et à froid qui donne de belles crèmes brillantes, et laisse une sensation d’application très agréable.

Mes crèmes contiennent généralement peu d’huiles, ce qui confère souvent un manque de brillance (le gras fait briller, comme en cuisine). Le coco caprylate m’aide beaucoup dans ce sens, déjà. Mais l’esthétique et le confort d’application étant dans mes priorités juste après l’efficacité de mes cosmétiques HM, je reste un peu sur ma faim au niveau visuel et application… Je me rapproche petit à petit de mon objectif ultime : obtenir des crèmes similaires à celles du commerce, version HM. Et croyez-moi chers lecteurs, cette route est longue et parsemée d’embûches… Le polyglyceryl 4-oleate (son ptit nom officiel) va être je le crois un ingrédient-clé dans cette quête.

Il se présente sous la forme d’un liquide visqueux jaune ambré, je l’ai trouvé .

P4O

La fiche technique du fabricant n’est pas des plus exhaustives, donc je suis allée farfouiller un peu partout. Je passerai sur le blabla théorique, mon propos aujourd’hui se veut purement pratique.

Voilà ce que j’ai glané au fil de mes recherches, qui peut nous intéresser :

– son HLB est de 5, ce qui en fait un émulsifiant eau-dans-huile.
– il s’utilise de 2 à 10% comme co-émulsifiant ou comme émulsifiant seul. Il m’a été jusqu’à présent impossible de trouver des dosages plus précis, en particulier à partir de quel pourcentage il peut être le seul émulsifiant.
– il laisse un fini très agréable sur la peau et les cheveux, qui est veloutée, adoucie.(c’est un conditionneur)
– il est liposoluble et se disperse dans l’eau.
– c’est un agent de texture : il épaissit.
– sur le long terme, il maintient l’hydratation.
– il peut servir à incorporer des actifs hydrosolubles dans un sérum huileux. Si j’ai bien compris, il aurait des propriétés similaires au Polysorbate et permettrait de faire des produits type huile démaquillante (une huile qui, au contact de l’eau, s’émulsionne et se transforme en lait), mais c’est à tester. 

To be continued!

Alors là, chers lecteurs, je devais vous offrir un joli tableau avec mes impressions et dosages. Comme c’est l’un de mes plus beaux ratés et que ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, je me dis que je me dois de le partager! Et puis, en plus, du coup, j’ai plus de tableau pour vous pour le moment, il fallait bien expliquer pourquoi…

* Ce qui suit n’a d’autre utilité que de partager une anecdote, la fin de la fiche se trouve plus bas, en gras/italique pour les plus sérieux. Je recommande sa lecture aux débutantes, autant pour ne pas le refaire que pour avoir la confirmation que ce que je leur dis régulièrement vrai : même avec des années d’expérience, on en apprend toujours, et on fait toujours des erreurs! Ce sont même la voie royale vers l’apprentissage 😉 Niels confirmera ça*

« Un expert est un homme qui a commis toutes les erreurs qui peuvent être commises, dans un domaine restreint. »

Source : I fucking love science

J’ai fait ça soigneusement, j’ai pris mes dosages habituels pour ce genre de tests : les 3 dosages basiques pour chaque type de peau : 10, 15, et 20% d’huile. Ensuite, me rappelant avoir vu le Polyglycéryl oléate en tant que co-émulsifiant chez Caly à 4%, j’ai décidé de commencer à tester à 6% puisque je voulais tester l’émulsifiant seul. J’ai donc préparé chaque petite formule pour chaque type de peau avec 6, 8 et 10% de Polyglycéryl Oléate. Une fois mes recettes calculées en %, j’ai converti chaque mesure pour avoir 25g de préparation au total (il s’agit de ne pas trop gâcher au nom de la science quand même ^^). J’ai même dû, comble du fun, hum, tout convertir en ml : ma balance n’a pas aimé recevoir du spray hydratant sous son plateau, elle sèche, et je croise les doigts… J’ai mélangé longtemps. J’ai mis tout ça dans de petits ramequins que j’ai étiquetés. Ca a émulsionné mais très brièvement, avant de déphaser. Je me suis dit qu’à chaud ce serait peut-être plus efficace. J’ai préparé un plan de poêle (les étiquettes allaient se perdre avec la chaleur… Il fallait que je m’y retrouve!), et chauffé petit à petit les 9 préparations. Je peux dire que j’étais soulagée d’avoir eu un coéquipier sur le coup!

Vous le sentez un peu venir? Oui oui, toujours rien. A 15 et 20% d’huile et 10% de polyglycéryl oléate, j’ai eu deux émulsions légèrement épaissies… pendant quelques minutes (dont une instable dès le départ). Autant vous dire que je devenais dingue. Je SAVAIS que c’était un bon ingrédient. Donc je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à l’utiliser, d’autant que ça ne m’étais jamais arrivé.

Je me suis longtemps posé la question d’écrire ou non cet article, et puis je me suis souvenu de l’effet qu’avait laissé la croupe (entre la crème et la soupe) sur ma peau. J’ai fait mes tests avec de l’huile d’olive. Comme toutes mes huiles de test, je l’ai choisie assez grasse, pour tester la pénétration : si un émulsifiant parvient à me faire oublier que je viens de m’étaler un machin à 20% d’huile d’olive sur la peau (pour les petits nouveaux, je suis lipophobe, une bonne partie de mes obsessions cosmétiques tourne autour de l’objectif de nourrir sans aucun effet gras), c’est forcément un émulsifiant qui va me plaire (encore plus sachant que je ne formule qu’avec des huiles très sèches)…

Au tout premier contact, je sens un peu de gras, mon poil se hérisse (oui, c’est à ce point-là), mais je suis ébahie par la douceur que l’on peut sentir également. Quelques minutes (peut-être 5) plus tard, une nette différence se fait sentir, l’endroit où la croupe a été étalée est juste incroyablement doux. Je resteste avec le plus petit pourcentage d’huile (pour vérifier que c’est l’émulsifiant et non l’huile qui rend cet effet), et là, encore mieux, presque pas de gras, une super glisse et toujours ce velouté! Je crois que j’ai passé 2h à me caresser les mains…

Bon, qui à ce stade-là a déjà tiqué depuis un moment et aura tout à fait le droit de se moquer gentiment de moi? 

C’est en relisant des fiches techniques et chimiques du produit que j’ai eu un flash… HLB=5, W/O l’émulsion??? Et là, fou rire (je ne sais pas si c’était un rire nerveux ou mon auto dérision en revanche…). En bonne lipophobe qui se respecte, je ne fais bien sûr jamais d’émulsion E/H! 40% d’huiles minimum avec un bon émulsifiant, beurk! Attends, 40, tu dis? Comme le double de ce que j’ai mis au max? Oui, voilà. La « rookie mistake »* du mois, voire de l’année. Tenter une émulsion eau dans huile avec 10, 15 ou 20% d’huile… Mesdames et messieurs, ça, c’est fait!

* l’erreur de débutante

Donc voilà un dur labeur qui aura été formateur, mais peu productif. Ceci dit, cela veut dire que je vais compléter cette fiche dès que possible avec plus d’informations, dès que j’aurais trouvé de chouettes utilisations, j’ai déjà quelques idées 😉

Et en attendant, sur le front « co-émulsifiant », voici ce que j’ai pu tester :
– à 2%, pour tester son effet conditionneur sur le cheveu, dans un spray hydratant et démêlant qui pour le moment est notre gros coup de cœur de la saison chez les DPC, donc prometteur.
– à 2% également, pour ajouter une fragrance uniquement dispersible dans les produits moussants, ainsi que pour son effet conditionneur pour la peau dans une mousse nettoyante visage (qui est géniale mais que je soupçonne d’obstruer un peu le mécanisme, si ce n’est pas le cas, je la partagerai avec vous très bientôt), clairement, pour avoir testé ce genre de formulation au prealable sans lui, il y a une nette différence au niveau du toucher. 

 N’hésitez pas à aller fouiner chez Caly pour le voir en formules, baver sur les textures 😉

De nouveaux tests et de nouvelles infos rapidement, à très vite! 🙂

N’hésitez pas à partager vos expériences avec cet ingrédients si vous en avez!


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Focus : Tensio-actifs et foamer #1 : Nuage de mousse de sucre (Recette de base de mousse nettoyante)

J’ai des projets plein la tête ces derniers mois… L’un d’entre eux était celui d’explorer les formules de mousses nettoyantes en foamer. Je suis folle amoureuse de cette mousse Caudalie depuis des années. C’est le seul et unique produit que j’ai trouvé qui puisse nettoyer ma peau mixte et sensible en profondeur mais tout en douceur.

Lorsque j’ai commencé mes recherches approfondies, je me suis aperçue que les formulations n’avaient rien à voir entre elles, sans compter le manque de photos pour avoir une idée du rendu final. Un peu embêtant sachant que j’étais à la recherche d’un fini similaire à mon produit chouchou : dense, douce, toucher propre mais qui ne tiraille pas.

J’ai donc dû mettre ma casquette de scientifique en herbe (une de mes préférées!)  et faire moi-même mes essais. Je le fais depuis des années, mais cette fois-ci, j’ai décidé de vous faire part de mes résultats, et de vous offrir ce que je n’ai pas trouvé moi-même mais qui m’aurait été bien utile : un tutoriel sur les mousses nettoyantes, avec recettes de base incluses, pour laisser place à votre créativité 😉

Ce post sera complété au fur et à mesure de mes recherches et de mes expérimentations. N’hésitez pas à partager vos propres expériences pour le compléter, on est toujours plus efficace à plusieurs cerveaux!

Pour commencer, j’ai pris chacun de mes tensio-actifs et les ai testés un par un, pour avoir une idée de leur effet sur la peau ainsi que le genre de mousse obtenu. J’ai commencé cette série par la Mousse de sucre, car c’est celui qui répondait le mieux à mes critères. Il est très doux, la mousse obtenue est abondante et dense, il laisse la peau douce, non agressée. 

Il ne me restait plus qu’à tester différents dosages de la bête pour avoir une recette de base. Il s’utilise de 3 à 30%. Mes recherches m’ont conduite à conclure que les TA à fort pouvoir moussant n’ont pas besoin d’un pourcentage élevé pour avoir une belle mousse avec un foamer. Le dosage le plus fréquent que j’ai trouvé pour la Mousse de sucre ou la Mousse de babassu était autour de 7%. J’ai donc choisi cette valeur comme premier test. Dans un premier temps, je ne voulais pas tester un pourcentage très élevé car je me doutais que je n’en aurais pas besoin. Il est important de limiter les TA, surtout pour le visage, mon but était donc de trouver le pourcentage minimal nécessaire.

J’ai donc choisi des écarts de 5%, mes expériences m’ayant poussée à conclure qu’il faut au moins 4% de différence entre 2 dosages pour noter une différence entre deux mousses.

Ce qui m’a donc donné 3 mousses que vous pouvez voir ici :

De gauche à droite : 7%, 12% et 17% de Mousse de sucre

De gauche à droite : 7%, 12% et 17% de Mousse de sucre

Formule à 7%

Le résultat que vous pouvez voir m’a demandé bien plus d’appuis sur le foamer pour un volume de mousse similaire aux deux autres. La mousse est assez peu dense, peu riche, retombe vite. On reste sur sa faim après l’utilisation, l’application n’est pas des plus agréables (pour mon référentiel à hauts standards hein!). Ceci dit, la peau reste douce et propre après application, un peu rougie du manque de matière au savonnage.

Formule à 12%

Coup de coeur! La mousse est assez riche, dense, ne retombe pas. L’application est aérienne, un régal, tout en  douceur. La mousse reste généreuse même lors du savonnage. La peau reste douce et propre.

Formule à 17%

La mousse est plus dense, presque lourde, donc est moins aérienne, retombe un peu. L’application est agréable, peut-être un poil un peu riche à mon goût. Et surtout, elle m’a laissé la peau tiraillée, un peu rougie.

Conclusions

Il y a définitivement une différence significative entre les formules à 7 et 12%, et ma préférence va clairement à la formule à 12% qui, sans être aussi détergente, agressive que celle à 17%.

Recette de base de mousse nettoyante
Nuage de mousse de sucre

Ingrédients pour 100g

87.4% soit 87.4g d’eau
12% soit 12g de Mousse de Sucre
0.6% soit 0.6g de Cosgard

Protocole

Désinfectez/stérilisez plan de travail-matériel-contenants-mains. Mélangez les ingrédients doucement, pour ne pas créer de mousse. Transvasez le mélange dans un flacon foamer.

Vous voilà donc avec une recette de base que vous pouvez customiser selon vos envies et besoins.

Mais avant de vous laisser partir, je voulais ajouter quelques petits tips pour formuler vos mousses nettoyantes :

Je recommande vivement une utilisation systématique de glycérine. Cela adoucit considérablement les produits nettoyants. Dosage : 2-5% pour tous les types de peaux hormis les peaux sèches, 5-8% pour les peaux sèches, matures, déshydratées ou sensibles.

Comme dans tout produit, le complexe HHA est nécessaire pour nettoyer votre peau en douceur.

Certains ingrédients cassent la viscosité de la mousse comme les huiles (je déconseille l’usage des HV en général, même les sèches, et même à petits pourcentages, la mousse est toute raplapla), certaines fragrances… Pensez à vérifier les fiches techniques avant de les ajouter!

Si vous tenez à l’ingrédient en question, vous pouvez ajouter des produits qui augmentent la viscosité de la mousse pour contre-balancer cet effet comme : le gel de psyllium, le mucilage de carraghénane, le miel, ou tout autre actif aqueux épais comme le gel d’aloe vera AZ. J’ai découvert chez ma copine Natacha la mousse de miel, qui me fait de l’oeil, car elle me semble idéale pour les peaux sensibles. Limitez cependant ce genre d’ingrédients, le foamer a besoin d’un liquide pour fonctionner, un gel le boucherait. Je suis pour l’instant montée jusqu’à environ 30% de liquide visqueux (TA inclus) sans problème, tout comme ma copine Amélie qui est montée ici jusqu’à 27% de liquides visqueux, et AZ de leur côté qui proposent une recette avec 50% de TA! Donc vous avez de la marge, mais allez-y mollo (d’autant que les TA sont détergents, ce qui ne fait pas du bien à votre peau)  😉

Certains ingrédients ne doivent pas passer le pas de la porte de vos formulations. Pas parce qu’ils portent des baskets (mouhahaha), mais parce qu’ils boucheront le mécanisme. Il s’agit des poudres ou tout autre ingrédient non hydrosoluble, ainsi que les gommes (il est possible cependant d’ajouter un mucilage de gomme en tant que liquide visqueux, cf. plus haut), puisque celles-ci transforment votre préparation en gel…

N’hésitez pas à remplacer l’eau par une infusion, un macérât aqueux, un hydrolat, etc… adapté(e) à vos besoins et vos envies, les seules limites sont celles de votre imagination 😉

Et pour finir, un exemple de formulation pour une peau mixte, sensible et déshydratée en partant de la formule de base :

63.4 % infusion d’aubépine
12% mousse de sucre
6% glycérine
5% urée
3% miel
5% MSM
5% gel d’aloe vera
0.6% Cosgard

Et un lien où vous trouverez de l’inspiration pour prendre soin de votre peau efficacement en fonction de son type et de son état.

N’hésitez pas à partager vos expériences ou poser d’éventuelles questions 😉