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Modifier ou substituer les ingredients d’une recette cosmétique home-made

Sur les forums, je lis que beaucoup de filles ont des soucis quand il s’agit de changer une recette (que ce soit à cause d’allergie, d’envie ou de nécessité).

Savoir modifier une recette me paraît être une étape fondamentale dans la cosmétique HM, dans la mesure où c’est l’étape transitionnelle vers la formulation perso.

(Pour l’étape no1, consultez https://danserenpetiteculotte.wordpress.com/2012/06/12/cosmetique-home-made-mes-humbles-conseils-aux-debutantes/)

Voici donc un petit descriptif de ma façon de procéder… Evidemment, je n’ai pas la science infuse, et la cosmétique HM est un domaine où j’en apprends tous les jours, n’hésitez pas à enrichir voire corriger dans les commentaires, la critique constructive me praît être la meilleure façon d’avancer!

Au préalable, sachez déjà qu’en modifiant une recette vous ne pouvez pas obtenir le même résultat.

D’abord parce que vous allez changer les effets. Un ingrédient apporte un certain nombre de bénéfices, si vous le changez, vous perdrez les bénéfices (pour en avoir de nouveaux ceci dit).

Ensuite parce que vous allez probablement changer la texture. En effet, de façon très logique, comme pour un gâteau, si vous remplacez de la crème fraîche par du lait, votre mélange va être moins gras et plus liquide. Et bien en cosmétique c’est pareil.

Enfin parce qu’un produit n’est pas que la somme des effets ses ingrédients, ceux-ci forment une synergiePensez au macérât hydro-glycériné par exemple : l’eau et la glycérine activent certains actifs en poudre qui ne peuvent être utilisés tels quels. Le MHG ne va donc pas être juste un mélange, mais réellement « créer » un actif en potentialisant les effets de la poudre.

Et surtout, quelque soit la modification que vous effectuerez, il sera nécessaire de vérifier les fiches techniques des ingrédients en question afin d’être certain(e) qu’il n’y ait pas d’incompatibilité quelconque avec les autres ingrédients, s’ils ne changent pas le pH, s’ils ne fonctionnnent pas que dans une certaine fourchette de pH ou s’ils ne changent pas radicalement la texture du produit fini.

Bon maintenant que j’ai remis les points sur les i et les barres sur les t, passons à la partie théorique!

J’en entends déjà certaines râler… Non ce n’est pas compliqué, mais oui c’est nécessaire de bûcher un peu pour faire les choses correctement! Après, si vous voulez risquer votre peau ou de devoir jeter la préparation, libre à vous 🙂

Au final, tout est comme souvent, une question de logique…

D’abord, on se demande ce que l’on veut changer, et ce que l’on veut conserver et pourquoi.

Si changer la texture n’a pas d’importance pour vous, les choses seront plus faciles.

Ensuite, il est important de voir une recette de cette façon : une phase huileuse (huiles végétales, beurres, macérâts huileux, émulsifiants eau dans huile, cires), une phase aqueuse (eau, hydrolats, infusions, glycérine, macérâts hydro-glycérinés, émulsifiants huile dans eau) et une phase d’ajouts (actifs, ingrédients fragiles, conservateurs, parfums).

Il y a différents types selon moi de changements :

– ajouter un ingrédient.

– supprimer un ingrédient.

– substituer un ingrédient.

  • Ajouter un ingrédient

Si vous ne souhaitez changer aucun ingrédient mais en ajouter un, c’est assez basique.

D’abord, lisez bien la fiche technique de l’article pour vérifier à quel dosage il est utilisé et s’il y a des précautions d’utilisation. Certains ingrédients changent le pH, d’autres ne sont actifs que dans une certaine fourchette de pH, d’autres encore sont incompatibles avec d’autres ingrédients, certains changent également la texture. Il est important de savoir tout ça pour vérifier si votre ingrédient peut être utilisé dans la recette pour commencer. Ensuite, pour savoir ce qu’il va changer dans votre recette (pour prévoir le coup si jamais le changement risque de vous déplaire. Enfin pour savoir si vous devez ajouter également un modificateur de pH, ou de la gomme…

Je crois sincèrement en la démonstration par l’exemple.

Imaginons donc une crème visage toute simple, adaptée à tous les types de peaux.

Phase huileuse
20 % d’huile végétale de jojoba
6% d’Olivem 1000

Phase aqueuse
73,2% eau filtrée

Phase d’ajouts
0,6% cosgard
0,2% de vitamine E

Disons que je souhaite en faire une crème anti-âge et que j’ai sous la main du Coenzyme Q10. Je me rends sur la fiche technique du produit, qui indique une utilisation entre 1 et 3%. Rien sur le pH, ni la texture, aucun ingrédient incompatible a priori.
Pour choisir le dosage, rien de plus simple : plus il y a de produit, plus il sera efficace. L’actif étant ici un anti-âge, je dirais que plus l’utilisatrice est jeune, moins elle en a besoin (par exemple 1% à 35ans, 2% à 45, 3% à partir de 55-60 ans). Il faut savoir qu’il n’est pas bon d’utiliser trop d’actifs anti-rides pour les 1e rides par exemple. Raisonnez ainsi : si j’utilise maintenant le dosage maximum, qu’est-ce que j’utiliserai dans 10 ans?? Dans mon exemple, vu que mes 1e rides n’ont pas encore pointé le bout de leur nez, imaginons que c’est pour ma maman, pour qui selon moi, 2% seraient nécessaires (elle fête ses 50 ans l’an prochain et la Nature l’a gâtée ^^).

Pour ajouter un actif, surtout en si petit pourcentage, on enlève de l’eau en général. Donc prenez le pourcentage d’eau (73,2%) et soustrayez les 2%.

73,2-2=71,2%

La nouvelle recette sera donc :

Phase huileuse
20 % d’huile végétale de jojoba
6% d’Olivem 1000

Phase aqueuse
73,2% 71,2% eau filtrée

Phase d’ajouts
2% Coenzyme Q10
0,6% cosgard
0,2% de vitamine E

Et voilà, comme je vous le disais, rien de sorcier 🙂 Si vous souhaitez ajouter d’autres ingrédients, procédez de la même manière.

Attention! Ici, l’exemple était très facile, pas de changement de pH, pas de changement de texture,… Tout est noté dans les fiches techniques des actis, véritables petites mines d’info, n’hésitez pas à les consulter au moindre doute! En ce qui me concerne, je me suis fait un tableau avec les actifs que j’affectionne, leur dosage, et toutes les contre-indications et précautions à prendre, ça m’a changé la vie!

Si vous voulez ajouter un produit qui modifie le pH, ajoutez à votre ingrédient un peu de bicarbonate de soude (si la préparation est acidifiée par l’actif, donc a un pH diminué), d’acide lactique ou citrique (si l’actif alcalinise votre préparation -donc augmente le pH-). La mesure du pH n’est pas optionnelle du tout, un pH non adapté peut avoir des conséquences vraiment fâcheuses sur votre peau, vos cheveux,… Donc, dès l’instant où vous modifiez une recette, ou même en faîtes une qui na pas été testée en labo, mesurez le pH pour voir si vous n’êtes pas en dehors de la fourchette indiquée ci-dessous. Et corrigez si besoin comme indiqué ci-dessus.

Les pH recommandés en cosmétique sont les suivants :

  • Pour un shampooing : 5 à 7
  • Pour un gel douche : 5 à 7.5
  • Pour un soin capillaire démêlant : 4.5 à 5
  • Pour un produit d’hygiène intime : 4.5 à 5.5 pour les femmes en âge de procréer, 6.5 à 7 pour les petites filles et les femmes ménopausées
  • Pour un soin non rincé (crème, lait, gel, lotion…) : 5 à 7.5
  • Pour une crème aux AHA ou à la DHA : 4 à 6

(source : AZ)

Si vous voulez ajouter un produit qui modifie la texture, il faudra en tenir compte également.
Les poudres ont tendance à épaissir les préparations, idem pour l’huile (si vous voulez en ajouter parce que votre peau/vos cheveux sont très secs par exemple), les beurres, les cires, les gommes. Tenez-en compte si vous souhaitez obtenir une texture identique à celle du produit de base (ou même si vous ne voulez pas finir avc une bouillie) , cela va être compliqué si vous ajoutez 20% d’actifs épaississants, donc limitez les doses 🙂

Les fragrances, les huiles essentielles, certains laits en poudre quant à eux peuvent liquéfier les préparations. Dans ces cas-là, pensez à leur ajouter un petit pourcentage de gomme (en général, j’y ajoute 0,3% de gomme xanthane).

  • Supprimer ou diminuer le dosage d’un ingrédient

Supprimer un ingrédient d’une recette est un poil plus réfléchi qu’en ajouter un, mais toujours rien de méchant.

Reprenons notre crème-exemple de base.

Phase huileuse
20 % d’huile végétale de jojoba
6% d’Olivem 1000

Phase aqueuse
73,2% eau filtrée

Phase d’ajouts
0,6% cosgard
0,2% de vitamine E

Une crème avec une phase huileuse aussi importante est pour els peaux très sèches (plus d’infos sur les dosages par type de peau). Or, j’ai la peau mixte. Je dois donc enlever de l’huile. Comme je vais enlever de l’huile, je vais changer le rapport HV/émulsifiant. Je me renseigne d’abord sur la texture de base, grâce à la fiche technique de l’Olivem. J’y lis que 20% HV + 6% Olivem donnent une crème dite mi-épaisse avec une texture fraîche non grasse. Or, c’est exactement le genre de texture que j’aime beaucoup. Pour la garder, je me renseigne sur les effets lorsque l’on diminue l’huile. Je vois que 10% d’HV + 3-6% Olivem donnent une texture fluide, et 10% HV + 8% donne une crème légère et soyeuse. Dans mon cas, le dosage maximal offrant une crème épaisse est proposé avec 10% d’HV est de 8%. Ce qui fait toujours une phase huileuse de (10%HV + 8% Olivem soit 18% de phase grasse). Comme je veux en avoir une de 10%, ici je testerais 8% Olivem + 2% HV + 0,5% gomme xanthane dans la phase aqueuse. En effet, pour éviter un résultat trop liquide, la gomme semble nécessaire (puisque 10% HV+8% Olivem donne une crème légère (donc pas pas très épaisse), il est logique que 2% HV + 8% Olivem donnera un résultat beaucoup plus liquide. D’où l’ajout de la gomme qui stabilisera l’émulsion et l’épaissira. Si au bout de 48h, ma crème est toujours trop liquide pour moi, je tâcherais d’y ajouter encore 0,2-03% de gomme (et d’incorporer ce pourcentage dès le départ en diminuant l’eau comme expliqué dans la partie « Ajouter un ingrédient » si je décide de refaire la crème, afin de garder une recette à 100%).
Donc, en ce qui me concerne, dès le moment où je supprime un ingrédient qui est plus épais que l’eau, surtout en grande quantitié, j’ajoute un petit pourcentage de gomme afin d’éviter le déphasage, et les textures trop liquides. La gomme xanthane est ma chouchou. Elle s’utilise entre 0,2-0,3% juste pour stabiliser/épaissir mais ici pour bien épaissir une préparation qui de base devait être fluide et que je veux mi-épaisse, je commence à 0,5% (en ce qui me concerne, même après quelques années, je préfère continuer de tester par essai-erreur, je préfère avoir un résultat trop liquide que je peux épaissir, que trop épais et inutilisable). D’autant plus que l’Olivem est utilisable seul à 10% comme unique phase huileuse, avec un résultat semi-épais (j’aurais d’ailleurs pu choisir de supprimer complètement l’HV jojoba, je ne l’ai pas fait car l’HV jojoba est sébo-régulatrice, parfaite pour ma peau normale à tendance mixte).
Je suis passée d’une phase huileuse à 26% à une phase huileuse de 10%. Et j’ai ajouté de la gomme Xanthane à hauteur de 0,5%. Je ne dois donc pas oublier de réajuster l’eau.
73,2 (eau à la base) – 0,5 (la gomme, ajoutée) + 16 (le pourcentage enlevé de phase huileuse) = 88,7%
Après ces changements, voici la crème de base modifiée :

Phase huileuse
20 2% d’huile végétale de jojoba
6 8% d’Olivem 1000

Phase aqueuse
73,2 88,7% eau filtrée
0,5% de gomme xanthane 

Phase d’ajouts
0,6% cosgard
0,2% de vitamine E

Pour le protocole, voir plus haut.

 Et enfin, la partie un peu plus compliquée mais toujours abordable si on a bien compris les 2 partis précédentes et si on fait les choses point par point, tranquillement :
  • Substituer un ingrédient
Il faut savoir pour commencer qu’il est plus simple de substituer les ingrédients selon la « famille » à laquelle ils appartiennent.
Je vais commencer par la phase huileuse.
Les huiles végétales ou macérâts huileux de même densité peuvent être substituées entre eux, au même dosage dans une émulsion ou un sérum huileux, un mélange d’huiles (dans du savon par exemple, si vous changez l’huile, il vous faudra recalculer les pourcentages). Dans notre crème-exemple, pour un effet bonne mine, je peux par exemple, substituer une partie ou toute l’HV jojoba par de l’HV tomate, au même pourcentage. Ex. : phase huileuse : 10% HV jojoba 10% HV tomate, ou 20% HV tomate
Par contre, si vous voulez remplacer une partie de l’huile par de l’HV coco (solide), ou par un beurre, sachez que cela va nécessairement changer la consistance en l’épaississant. Dans ces cas-là, si la recette contient de la cire ou de la gomme de base, je les diminuerais (voire les supprimerais s’ils sont à de petits pourcentages et que je veux substituer une part importante d’huile), si elle n’en contient pas, je diminuerais l’émulsifiant.
Si au contraire, vous souhaite remplacer un beurre par une huile, augmentez un peu l’émulsifiant ou ajoutez un pourcentage de gomme, voire de cire si vous remplacer beaucoup de beurre et n’êtes pas dérangé(e)s par l’effet filmogène de la cire.
Les cires se substituent entre elles, mais pas nécessairement au même dosage. Là, il va vous falloir fouiner dans les fiches techniques, et faire des essais.
De base, sachez que les 4 cires plus adaptées aux crèmes selon AZ (et donc selon le stock AZ) sont la cire de mimosa, la Cera Bellina, la cire de riz, et la cire d’abeille. Elles sont ajoutées en tant que co-émulsifiant entre 1 et 5% dans une émulsion.
La Cera Bellina est adaptée pour faire des « gels huileux » (95% HV, 5% cire), je ne la remplacerais pas par une autre cire (les autres cires à 5% ont un pouvoir durcissant plus important). Pour ce qui est du dosage, basez-vous sur leur pouvoir durcissant : plus le pouvoir durcissant est élevé, moins vous avez besoin de cire. Donc si vous souhaitez remplacer 3% de cire d’abeille, vous pouvez tester un pourcentage plus élevé de Cera Bellina, de cire de mimosa ou de riz. Si vous souhaitez remplacer 3% de cire de mimosa, vous pouvez tenter un % légèrement plus élevé de cire de riz, mais plus petit de cire d’abeille (car elle durcit plus). Pour ce qui est du choix de la cire, basez-vous sur la texture souhaitée (plus vous voulez vous rapprocher d’un baume bien dur, plus vous pouvez utiliser une cire à fort pouvoir durcissant) mais aussi sur l’aspect filmogène (pour l’hiver et une peau très sèche, favorisez les cires bien filmogènes, protectrices, pour l’été ou une peau moins sèche, tablez plutôt sur une cire peu filmogène -l’aspect filmogène est généralement peu agréable en été).
Ah les émulsifiants On ne peut pas tous les avoir (moi je n’ai pas les moyens en tout cas ^^) et pourtant il y a tant de recettes à tester avec des émulsifiants que l’on ne connait pas!
Alors là, attention, un peu de gym cérébrale va être nécessaire. En gros, pour remplacer un émulsifiant dans une recette, il faut essayer de trouver à quel ratio HV/émulsifiant on obtient une texture similaire pour commencer.
Reprenons pour illustrer cela la phase huileuse de notre crème exemple…

Phase huileuse
20 % d’huile végétale de jojoba
6% d’Olivem 1000

Admettons que vous n’ayez pas d’Olivem, que vous n’aimiez pas cet émulsifiant ou que vous y soyez allergique…
Je commence par vérifier quel type de texture on obtient avec mon dosage de base : 20% HV + 6% Olivem sur la fiche technique de celui-ci.
Comme décrit plus haut, on obtient une texture mi-épaisse. L’onctuosité et la fraîcheur sont assez spécifiques à l’Olivem, donc je les mets de côté pour le moment.
Je me rends sur la fiche technique de la cire émulsifiante remplaçante. Par exemple, pour la Cire no1 : avec 20% d’HV et 8-10% de cire, on obtient une texture oncteuse épaisse. Je peux donc remplacer ma phase huileuse par 20%HV jojoba, 8% Cire no1 (en restant au seuil minimal proposé, je me rapproche plus de la texture « mi-épaisse » de base que je souhaitais garder (mais je perds la fraîcheur et le côté très pénétrant offert)).
Je vérifie une par une les fiches techniques (histoire de vous montrer que concrètement tous les émulsifiants sont substituables, oui oui, je suis dévouée ^^), et trouve ceci pour des résultats à peu près similaires :
Cire no2 : passez à 20%HV + 7% cire (toucher plus gras, moins frais)
Cire no3 : 20% HV + 8% Cire (crème plus riche, mais toujours onctueuse et fraîche)
Olive douceur : 20%HV + 8% (à 10%, la crème sera beaucoup plus riche et filmogène, rien à voir avec la texture et le toucher de base, à 5% on obtient quelque chose d’assez mousseux voire fluide, donc j’ai choisi un pourcentage entre les 2, + proche de la crème épaisse)
Olive protection : le pourcentage d’huile étant optimal à 50-60% d’HV, je m’abstiendrais ici de tenter.
MF/VE : 20% d’HV + 2,5% de VE + 5% MF (crème lisse mi-épaisse) ou 20% HV + 2,5% VE + 10%MF (crème épaisse très fraîche et pénétrante). NB attention le MF s’ajoute dans la phase aqueuse.
Gélisucre : il ne me semble pas adapté ici (textures assez fluides ou mousseuses).
Ester de sucre : 20% HV + 20% ester de sucre + 0,5% gomme xanthane.
Donc voilà comment on substitue un émuslfiant : on prend la fiche technique de l’émulsifiant de base, puis on file sur la fiche technique de l’émulsifiant que l’on veut utiliser, et on cherche dans la description ce qui correspond au niveau texture/toucher avec notre % d’huile afin de faire la substitution.
Les plus observateurs remarqueront que l’on change potentiellement notre % de phase huileuse. Il faut alors réajuster l’eau comme expliqué précedemment dans les parties Ajouter un ingrédient etSupprimer ou diminuer un ingrédient.
Ex. : si vous changez l’Olivem pour la Cire no3, vous avez une phase huileuse à 28 au lieu de 26%. Il faut donc diminuer l’eau de 2%. Ici, cela donnerait :
Phase huileuse
20 % d’huile végétale de jojoba
6% d’Olivem 10008% de Cire no3Phase aqueuse
73,2% 71,2% eau filtréePhase d’ajouts
0,6% cosgard
0,2% de vitamine E
Notez encore une fois ici, que vous obtiendrez avec ce genre de substitution un produit relativement similaire au produit de base. Si vous modifiez une recette, à notre niveau, vous prenez toujours le risque d’obtenir un résultat différent ou une émulsion qui ne prend pas. La galénique d’un produit demande beaucoup de connaissances (que je n’ai pas encore), en revanche, plus vous vous renseignez avant, moins vous prenez de risques 🙂
Allez, on enchaîne avec les ingrédients de la phase aqueuse.
L’eau, les hydrolats, les infusions, certains laits qui ont la même densité (cf. fiches techniques) se substituent entre eux au même dosage.
Les ingrédients aqueux plus épais comme l’aloe vera, la glycérine ou les macérâts hydro-glycérinés, vont légèrement épaissir les préparation.
Donc si vous substituez des liquides par des liquides un peu plus épais, attendez-vous à un léger épaississement (dépendant de la densité et de la quantité, évidemment 2% d’aloe vera ne vont pas vous faire passer d’un lait à une crème épaisse).
Si au contraire, vous remplacez l’ingrédient de base par un ingrédient moins visqueux, par exemple, si vous enlevez de l’aloe vera et le remplacez par un hydrolat par exemple, pensez à ajouter 0,2-0,3% de gomme par exemple si vous n’ajoutez pas d’autres ingrédients épaississants.
Les gommes substituables au même dosage selon AZ sont les gomme de guar et de xanthane. Toutes les autres substitutions se font au cas par cas, selon leur pouvoir gélifiant, grâce aux fiches techniques. En ce qui me concerne, j’tuilise principalement la xanthane (et remplace à dosage équivalent). Pour les autres, comme elles ont des caractéristiques assez spécifiques, je conseillerais de ne pas substituer. Ou alors de faire des essais en respectant la différence de pouvoir gélifiant petit à petit (en laissant au moins 24-48h à la préparation pour pouvoir « prendre »).
Et enfin, les ajouts
Les huiles essentielles sont substituables entre elles au même dosage, en respectant les limites des fiches techniques ET en faisant attention : certaines sont interdites aux plus petits, femmes enceintes, si vous souffrez de certaines maladies… D’autres sont photo-sensibilisantes -elles rendent votre peau dangereusement sensible au soleil, pouvant provoquer des tâches par exemple-, et d’autres encore ne s’utilisent pas sur la peau -dermocaustiques- ou sur le long terme. Tout cela est décrit dans les fiches techniques.
Les fragrances sont généralement substituables au même dosage également, il suffit de vérifier si c’est le cas en lisant la fiche technique de votre produit. Et d’ajuster si c’est nécessaire selon les méthodes décrites.
Les conservateurs : chez AZ, l’Extrait de pépins de pamplemousse, le Naticide et le Cosgard sont substituables au même dosage. Faîtes attention ceci dit, l’EPP n’est pas utilisable avec de nombreux ingrédients car il risque de déstabiliser l’émulsion (notamment avec la gomme de Xanthane ainsi que plusieurs émulsifiants). Le Naticide n’est pas utilisables dans les gels aqueux et les lotions aqueuses. En revanche, vous pouvez remplacer n’importe quel conservateur à 0,6% par du Cosgard.
Aucun conservateur n’est nécessaire sans phase aqueuse, donc n’oubliez pas d’en ajouter si vous modifiez une recette (style chantilly de karité en ajoutant de la glycérine ou de l’aloe vera). 
Pour les autres actifs, je me base sur 2 choses, premièrement le lien magique de Caly pour savoir par quoi je peux remplacer n actif que je n’ai pas 😉
Et ensuite sur les fiches techniques. En effet, pour les actifs cheveux par exemple, de nombreux ont des caractéristiques similaires mais ne s’utilisent pas au même dosage. Vous choisirez le dosage adapté sur les fiches. Vérifiez d’abord le dosage utilisé pour l’actif de base et pourquoi (dosage max? mini? quels effets veut-on donner à la préparation?). Puis substituez grâce à la fiche technique du second actif (celui que vous avez et voulez remplacer dans la recette), et posez-vous les mêmes questions : quel dosage dois-je mettre? (vous pouvez changer le dosage si par exemple un produit ne vous semble pas adapté : Ex. si vous voulez prendre une crème anti-âge avec un actif dosé au maximum et remplacer cet actif par un en votre possession MAIS que vous êtes peu ridé(e), utilisez plutôt le dosage minimal de votre actif.)
Si le dosage est différent, voici comment procéder :
  • Si le nouveau dosage est supérieur : si vous substituez un actif à 0,5% par un actif à 1%, enlevez la différence (1-0,5=0,5% de différence entre les 2 dosages) à l’eau, comme décrit dans la partie Ajouter un ingrédient.
  • Si le nouveau dosage est inférieur : si vous subsitutez au contraire un actif à 3% par un actif à 2%, ajoutez la différence (3-2=1%), toujours  à l’eau, comme décrit dans la partie Supprimer ou diminuer un ingrédient.

 Voilà, il me semble avoir mis l’essentiel, mais je serai ravie d’éditer l’article si vous avez besoin de plus de précision ou voyez que je suis passée à côté de quelque chose 😉


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Faire ses ongles en 3mn chrono, phase dissolvant comprise, c’est possible!

Pendant des années, je ne portais pas de vernis à ongles. Je trouvais ça trop contraignant. Entre l’entretien trop régulier et les difficultés pour enlever la couche d’avant, très peu pour moi (je suis prête en 25mn, douche, maquillage et brushing compris, je déteste passer 1h dans la salle de bains, je fonctionne comme ça pour tout ce qui est beauté/maquillage).
Et puis pour x raisons, j’ai commencé à en mettre un peu, sur mes doigts de pieds. Rouge. Je trouve le pied diablement féminin et sexy verni en rouge. Et puis un soir où je devais sortir danser et ne trouvais pas d’accessoires capables de magnifier de façon satisfaisante ma little black dress, j’ai testé les mains vernies en rouge. Et j’ai adoré. Depuis, je n’ai eu de cesse de trouver un compromis entre mes envies et les contraintes du vernis.
Si vous êtes une utilisatrice de vernis rouge, vous partagez sûrement ma haine pour les dissolvants qui laissent les doigts rouges et les vernis qui mettent 3h à sécher. Et bien figurez-vous que j’ai trouvé au même endroit un vernis mono-couche sec en 2mn, et LE dissolvant qui en 30sec me débarrasse de la couche précédente en laissant 0 trace sur mes doigts!

ImagePour ce qui est du vernis, je suis une fervente utilisatrice des mini-vernis Sephora. Référence produit : It-girl (L25).

Sec très rapidement, un joli fini en une seule couche, et en plus, il sèche ultra-vite! Bref je suis conquise!

Les + : un petit prix, une petite contenance, un large choix de coloris ultra-tendance, un séchage rapide.

Les – : honnêtement, je n’en vois pas…

Image

Là, on arrive à la partie révolutionnaire de l’article : le bain dissolvant express de chez Sephora. Un produit que l’on devrait toutes avoir dans nos placards! Pourquoi?

Dans ce petit pot, se trouve de la mousse, avec du dissolvant : le principe, vous laissez vos doigts une minute dans le bain, elles ressortent sans vernis! Ceci dit, je ne suis pas le mode d’emploi, je n’ai aucune patience! Donc j’ai trouvé ma façon de l’utiliser : doigt par doigt, je plonge dans le bain, et tourne le doigt contre la mousse.

Résultat : 10 sec par doigt, plus de vernis, pas une trace sur mes doigts!

Les + : le temps, la finition, la durée de vie (j’en ai changé une fois en 2 ans, avec une utilisation bien régulière), la taille (tient dans mon mini-sac à main sans souci)

Les – : toujours aucun!

Le combo magique : à présent, toujours dans un souci de gagner du temps, c’est bien simple, j’applique mon vernis à l’arrêt de bus ou dans le métro (le métro londonien secoue moins que le parisien) 🙂

J’embarque mon mini-vernis et mon petit dissolvant dans mon petit sac à main (même au milieu de mon joyeux bordel ça ne prend pas trop de place), enlève le vernis (1mn en tout), et le réapplique direct en une seule couche, fais attention à mes ongles 10mn (les petits coups ne dérangent pas après 1mn de pose, c’est plus de la prudence que de la nécessité), et voilà 🙂

Pour toutes les coquettes pressées, plus d’excuse pour ne pas avoir des ongles à tomber!

Les produits en question sont disponibles ici :

http://www.sephora.fr/Maquillage/Ongles/Vernis-a-ongles/Vernis-a-Ongles-/P107301

http://www.sephora.fr/Corps-Bain/Mains-Pieds-et-Ongles/Ongles/Bain-dissolvant-express/P112322


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Cosmétique home-made, mes humbles conseils aux débutantes

Je ne le dirais jamais assez, que ce soit ici ou ailleurs, oui la cosmétique home-made, c’est super, ludique, assez facile, très créatif, potentiellement économique, mais que ce soit facile ne signifie pas que ça ne nécessite pas un peu de préparation!

Donc pour moi, la 1e chose à faire (bien avant de sortir sa carte bleue, même si c’est la 1e étape fun quand on commence le HM), c’est se documenter!

Avec un peu de courage, de bonne volonté et de curiosité,
vous pourrez très vite vous y mettre, et mieux que ça, le faire correctement!

Si vous n’avez pas le courage de vous documenter, cantonnez-vous à des recettes minutes et simplissimes, comme on en trouve par exemple dans Soins au naturel (éd. Solar). Démaquillez-vous à l’huile de Jojoba (une huile adaptée à toutes les peaux). Faites-vous des masques aux fruits, yaourts, miel, etc. Mais par pitié, pour le bien de votre peau (à qui vous pouvez faire beaucoup de mal en faisant un peu n’importe quoi), ne vous attaquez à rien de plus sans savoir ce que vous faîtes.

Quelques idées pour s’initier

– Les bains d’huile : appliquez une huile végétale de façon uniforme sur vos cheveux. Tressez. Laissez au moins une demi-heure (le must étant d’étaler une serviette de bain sur votre coussin, et de le laisser toute la nuit). Faîtes 2 shampooings et voilà 🙂

– Nourrissez votre peau grâce à l’application d’une huile végétale adaptée 🙂

– Le démaquillage à l’huile végétale : rien de mieux que du gras pour enlever du gras! Transférez de l’huile végétale adaptée dans un flacon-pompe désinfecté, massez aux doigts en faisant de petits cercles ou mettez-en en petite quantité sur votre coton ou lingette habituelle. Certaines aiment enlever l’excédent d’huile avec un simple hydrolat (ou eau florale) sur un coton ou en spray.

Pour se démaquiller, nourrir votre peau ou encore pour les bains d’huiles, voici un tableau Aroma-Zone des utilisations des HV (Huiles Végétales) selon vos besoins : http://www.aroma-zone.com/aroma/HV_Aroma-Zone.pdf

– Les masques à l’argile
J’utilise depuis un bout de temps maintenant la recette de masque purifiant du super blog de ma copine Alice ici : http://mes-grimoires-bio.blogspot.co.uk/2009/03/masque-desincrustant-nettoyant-profond.html

Impossible de trouver d’où je tiens cette recette de masque bonne mine mais j’adore cette recette :
– une pelle 2ml (AZ) d’argile violette
– 1mL de poudre de miel
– 1mL de poudre d’ananas
– une cuillère DASH (AZ) d’AHA (0.5mL)
– un tout petit peu de lait chaud

Mélangez, laissez poser 10mn, extasiez-vous devant votre peau!

Vous souhaitez vous initier aux huiles essentielles?

Procurez-vous un livre de base sur le sujet. Personnellement, j’ai du mal avec les odeurs des he, donc je ne me suis documentée que sur les bases. Pour cela, j’ai lu « Les huiles essentielles » de Monika Werner. C’est tout à fait digeste, vous apprendrez plein de choses sur les propriétés des huiles végétales et des huiles essentielles. Vous apprendrez que le dosage des HE est délicat, mais comment ne pas faire de bêtises. Vous apprendrez aussi quelles HE sont interdites aux femmes enceintes, aux enfants, que certaines ne s’utilisent pas sur la peau (dermocaustives : elles brûlent la peau!!), que d’autres ne s’utilisent pas la journée sauf dans des produits rinçables (photosensibilisantes : appliquées sur votre peau, elles la rendront dangeureusement sensible à la lumière, quitte à faire apparaître des tâches brunes), que certaines ne s’utilisent que sur le court-terme (comme celle de menthe poivrée). Si vous souhaitez pousser un peu plus les choses, j’ai entendu beaucoup de bien des ouvrages de Danièle Festy et Dominique Baudoux. Elles vous permettront de soigner tous vos petits maux de la vie quotidienne, vous rendre la vie quotidienne plus facile. Mais par pitié, ne filez pas vous jeter sur les recettes en sautant les chapitres sur les bases. « Naturel » ne signifie pas « sans danger ». Les huiles essentielles ne sont pas de l’eau, elles peuvent vous faire BEAUCOUP de mal, à vous comme à vos proches.

Lorsque vous vous serez bien renseignés sur le sujet, vous trouverez ici un tableau avec les HE (Huiles Essentielles) selon vos besoins également :
http://www.aroma-zone.com/aroma/PDF/FR/Tableau_HE_type-peaux.pdf

Et pour passer à l’étape suivante…

Après vous être documentés et avoir un peu touché à tout ça,
vous souhaitez vous attaquer à plus conséquent?

Dans ce cas-là, il faut d’abord que vous vous demandiez ce que vous voulez faire… En sachant que l’on peut tout faire (à condition d’accepter le fait que ce ne sera pas toujours exactement la même chose que vos produits issus du commerce).

Sur ce lien, vous trouverez des fiches savoir-faire sur des produits avec un protocole particulier comme les mascaras, les crayons, les bougies, les fards à paupières, les shampooings, etc etc… Mais aussi des dossiers thématiques (comme l’excellent dossier thématique sur les cheveux, très documenté et bien expliqué) : http://www.aroma-zone.com/aroma/Documentation.asp

Lorsque vous saurez ce que vous voulez faire, grâce aux explications vous saurez comment le faire,
il ne reste plus qu’à trouver les recettes!

Pour cela, vous aurez l’embarras du choix!
Voici quelques blogs tenus par des filles qui offrent
des recettes carrées et très chouettes
, je trouve :

http://mes-grimoires-bio.blogspot.co.uk/

http://bakeryaddict.canalblog.com/

http://www.calybeauty.com/

http://www.100100plantes.com/

http://lacosmetodemaman.com/

http://sealeha.canalblog.com/

http://vert.citron.over-blog.fr/ 

Vous trouverez également des recettes sur les sites de fournisseurs comme ici pour Aroma-Zone
http://www.aroma-zone.com/aroma/recettes.asp

Ou juste en bas des fiches techniques chez http://dansmanature.com/

Le site Ma Cosméto Perso offre des recettes sur un blog :
http://recettes-cosmetiques.macosmetoperso.com/

Et bien sûr, les forums, qui sont de véritables mines d’informations, offrent des tonnes de recettes 🙂

(là encore, on fait son marché, on lit les commentaires, on vérifie les recettes, comme pour les blogs!^^)

En voici une liste (toujours non-exhaustive!!) :

http://cosmetonslibres.forumactif.com/

http://www.lespetitesmagies.com/

http://cephee-naturelles.bbactif.com/login

http://leretourdesazas.leforum.eu/index.php

http://www.calybeautyforum.com/forum

Qu’est-ce qu’une recette « carrée » et pourquoi c’est mieux?

Une recette carrée, c’est une recette qui fait 100% déjà. Les dosages en % indiqués par les fournisseurs pour l’utilisation des actifs sont calculés pour des grammes en général. C’est aussi les % auxquels vous pourrez utiliser vos actifs de façon sécurisée et efficace. Quand un produit s’utilise à 2% par exemple, cela signifie qu’on doit en mettre 2g pour 100g de produit fini. Si le total de votre recette ne fait pas 100%, vous ne savez pas avec certitude que vous utilisez le produit correctement, vous êtes donc susceptibles d’en mettre trop (ce qui est embêtant pour les actifs car peut abîmer votre peau) ou pas assez (et là vous perdez en efficacité, très gênant pour le conservateur…). Ensuite, une recette carrée c’est aussi une recette réfléchie : certains ingrédients sont incompatibles, d’autres changent la texture ou le pH, par exemple, c’est important de savoir tout ça! Bref, la liste donnée n’est évidemment pas exhaustive, mais ce sont des blogs « sûrs » pour commencer 🙂

Lorsque vous aurez choisi vos recettes de départ, voici mes 4 fournisseurs principaux, ils me permettent de trouver 90% de ce dont j’ai besoin, pour commencer, cela me semble largement suffisant 🙂
http://www.aroma-zone.com/

http://www.bilby-co.com/

http://dansmanature.com/

http://macosmetoperso.com/

Et pour une petite idée du matériel de base selon vos envies et besoinshttp://www.calybeauty.com/post/le-kit-pour-debutantes-en-cosmetologie-et-tambouille-home-made.aspx

Bref, je répète et résume pour ceux du fond :

1) on se documente sur ce que l’on
peut/ne peut pas/doit/ne doit pas faire

2) on lit bien les fiches techniques
et les précautions d’usage et d’utilisation

3) on choisit des recettes carrées

4) on passe à la phase shopping ^^

Pour compléter ces conseils, une analyse de quelques mythes concernant le homemade. Et, pour l’étape suivante, une fiche pratique pour modifier une recette en toute sécurité et une autre pour comprendre les maths de base indispensables à la cosmétique HM.


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Le gratin de légumes qui déboîte!

Comme vous l’aurez compris, aujourd’hui, on parle cuisine!

Ceci est un post « recyclage », il s’agit en effet d’une recette de mon ex-blog culinaire, je voulais la conserver avant de le fermer, j’en reposterai quelques-unes par après.

J’aime beaucoup ce gratin, car il est simple et délicieux. C’était à la base, une simple opération vidage de fridge, avant la session marché du samedi matin. Et finalement ça a été tellement bon qu’il était impossible de ne pas la publier, de ne pas partager un bon plan comme ça 🙂

Gratin aux courgeoirauberginates

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson :
environ 1 heure

Ingrédients (pour 4 personnes):
– 1 courgette
– 1 petit poireau
– 1 petite aubergine
– 1 boîte de tomates pelées (parce que pour l’instant, les tomates, c’est trop cher et en plus pas bon… mais n’hésitez pas à les remplacer par de bonnes tomates fraîches!)
– 1 peu de crème fraîche épaisse (je dirais 6 CS)
– 1 boule de mozzarella
– du gruyère râpé (au goût)
– assaisonnement (ici sel, poivre 5 baies au moulin et Maggi)

Préchauffez le four à 200°C.
Émincez finement les légumes, coupez les tomates en petits dés après les avoir égouttées.
Découpez la mozzarella en tranches, puis en petits bouts, réservez.
Dans un plat à gratin, disposez une couche de légumes. Recouvrez de quelques cuillères de crème fraîche*. Salez, poivrez, « maggitez » **. Recouvrez d’une nouvelles couche de légumes, etc… Finissez par la crème et l’assaisonnement, recouvrez de gruyère râpé et de mozzarella. Enfournez pour 45 à 60mn.

* N’en mettez pas de trop, ou votre gratin nagera dans le liquide (les courgettes rendent dèjà beaucoup d’eau). J’en mets environ l’équivalent d’une cuillère à soupe à une et demie par couche, pour un plat de taille standard.
** Si vous n’aimez pas le Maggi, essayez juste une fois, pour goûter, le goût est méconnaissable quand il est au milieu de différentes saveurs comme ça, il donne simplement une touche épicée, un tout petit peu sucrée. (je dirais « suave », lol, mais je manque d’objectivité : je crois que mes parents en mettaient dans mes biberons tellement ça fait partie intégrante de mes repas…).

Qui a dit qu’il fallait choisir entre rapide, sain et bon?


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La cosmétique home-made, pourquoi faire?

J’ai toujours adoré les produits cosmétiques…

Mais il y a 5 ans, je devenais folle : si je m’étais fixée sur une crème pour le corps adaptée que j’adore (Dove Body Silk : une merveille : elle ne coûte pas cher, nourrit bien mais pas trop, ne laisse pas d’effet gras, laisse la peau super douce et sent incroyablement bon), impossible de trouver des soins visage adaptés

J’ai longtemps eu la peau mixte déshydratée et très sensible. Quelque soit la marque (même de grandes marques style Clinique) soit ils me desséchaient la peau, soit ils provoquaient des boutons, ou la regraissaient trop vite. Chaque vendeuse que j’ai pu rencontrer me dirigeait vers un autre produit, je tournais en rond et dépensais une fortune.

Et puis un jour, en discutant sur un forum de filles, une utilisatrice me dit qu’elle ne pouvait pas me conseiller, car elle faisait sa crème elle-même, à base de guimauve. Deux choses ont attisé ma curiosité : la 1e, c’est que j’adorais l’idée de faire mes produits moi-même (pour les mêmes raisons qui font que j’adore cuisiner) ; la 2e, c’est qu’elle le faisait avec de la guimauve (j’adorais l’idée de faire une crème avec des bonbons… Je m’aperçus très rapidement qu’il s’agissait plus probablement de la fleur, ma 1e déception hehe). Elle m’envoya vers son fournisseur, avec qui je passai, suite à un mail, 1h30 au téléphone à discuter des produits qui seraient le plus adaptés à ma peau. Et voilà, j’étais dedans!

Ce que m’apporte la cosmétique home-made :

– la possibilité de développer ma créativité dans un domaine qui de base me plaît beaucoup.

– une économie de produits cosmétiques parfois hors-de-prix (tant en nombre de produits qu’en rapport matières premières/coût en magasin).

– une efficacité impressionnante.

C’est aussi la possibilité de contrôler ce que vous vous étalez sur la peau et sur celles de vos petits bouts et de vous mettre au bio de ce côté-là aussi si vous êtes pro-bio.

Ceci étant dit, je me dois de pondérer mes propos :

développer sa créativité, certes, mais ça demande du travail! A mon grand désespoir, je vois de plus en plus de nouvelles cosméteuses qui confondent cuisine et cosmétique. La cosmétique serait plutôt comme la pâtisserie : ça demande de la patience, du savoir-faire, du savoir tout-court, de la précision, bref c’est du boulot! En faisant de la cosmétique home-made, on ne prend pas le même genre de risques qu’en faisant une omelette, on peut aussi se flinguer la peau!

une économie certaine, oui mais sous certaines conditions : j’achète le moins d’actifs et de matières premières possibles, je ne fais que des produits dont j’ai ou mon entourage a besoin, je finis mes produits (sauf si je n’en suis pas satisfaite), je ne crois pas en la nécessité de mettre 50 produits sur sa peau tous les matins et tous les soirs (le layering ou « technique du mille-feuille » me fait fuir en 4e vitesse par exemple), etc… Mais beaucoup de filles collectionnent actifs, matières premières, huiles essentielles, fragrances, font tellement de savons maison qu’elles ont sûrement en cure chez elle de quoi laver tout le voisinage pour 6 ans, bref c’est très vite addictif! Donc si vous êtes du genre shopping-addict, c’est plus un nouveau moyen d’agrandir le gouffre de votre portefeuille que de faire des économies 😉

– les produits sont efficaces oui, car ils sont souvent plus concentrés en actifs et que la plupart des ingrédients qu’ils contiennent sont actifs. Cela ne signifie pas que votre produit chouchou qui marche du tonnerre ne sera pas efficace du tout face à une crème maison hein! Je compare ça aux produits du commerce qui proposent monts et merveilles, et qui au final, ne sont pas top…

Convaincu(e)? Envie de vous lancer?

Bientôt vous pourrez N’hésitez pas à poursuivre ici vers le post « Cosmétique home-made, mes humbles conseils aux débutantes » 🙂